
L’informatique évolue constamment. Depuis plusieurs décennies, les ordinateurs deviennent toujours plus rapides, plus puissants et capables de traiter des quantités de données impressionnantes. Pourtant, certaines problématiques restent extrêmement difficiles à résoudre, même pour les machines les plus performantes. C’est dans ce contexte qu’une nouvelle approche de l’informatique attire de plus en plus l’attention : l’informatique quantique.
Les ordinateurs quantiques reposent sur des principes issus de la physique quantique, un domaine scientifique qui étudie le comportement de la matière et de l’énergie à une échelle extrêmement petite, celle des atomes et des particules subatomiques. Grâce à ces propriétés particulières, ces machines pourraient théoriquement résoudre certains calculs bien plus rapidement que les ordinateurs classiques.
Mais qu’est-ce qu’un ordinateur quantique exactement ? Comment fonctionne-t-il et pourquoi suscite-t-il autant d’intérêt dans le monde de la recherche et de la technologie ? Dans cet article, nous allons découvrir les bases de l’informatique quantique, comprendre ce qui la différencie des ordinateurs traditionnels et voir dans quels domaines cette technologie pourrait révolutionner notre futur.
Qu’est-ce qu’un ordinateur quantique ?
Un ordinateur quantique est un type d’ordinateur qui utilise les principes de la physique quantique pour effectuer des calculs. Contrairement aux ordinateurs classiques que nous utilisons tous les jours, il ne repose pas uniquement sur des bits composés de 0 et de 1, mais sur des unités d’information appelées qubits. Nous verrons ce qu’est un qubits un peu plus tard.
L’objectif d’un ordinateur quantique n’est pas de remplacer les ordinateurs traditionnels pour toutes les tâches du quotidien. En réalité, ces machines sont conçues pour résoudre certains problèmes extrêmement complexes que les ordinateurs classiques mettent beaucoup trop de temps à calculer.
Pour bien comprendre la différence, il faut imaginer les ordinateurs classiques comme des machines qui explorent les solutions une par une. Un ordinateur quantique, lui, peut analyser plusieurs possibilités en même temps grâce aux propriétés particulières de la mécanique quantique.
Cette approche permettrait, en théorie, de traiter beaucoup plus rapidement certains types de calculs, notamment dans les domaines scientifiques, la cryptographie, l’optimisation ou encore la recherche médicale.
Cependant, il est important de comprendre que les ordinateurs quantiques sont encore à un stade de développement expérimental. Ils existent déjà dans certains laboratoires et entreprises technologiques, mais leur utilisation reste aujourd’hui très limitée et ils ne sont pas encore prêts à remplacer les ordinateurs traditionnels.
Pour comprendre ce qui rend ces machines si différentes, il faut s’intéresser à leur élément fondamental : le qubits, qui fonctionne d’une manière très différente des bits utilisés dans l’informatique classique. Mais avant de s’intéresser aux qubits, voyons déjà comment fonctionne un ordinateur classique.
Comment fonctionne l’informatique classique ?
Pour comprendre ce qu’est un ordinateur quantique, il est d’abord nécessaire de comprendre comment fonctionnent les ordinateurs classiques, c’est-à-dire ceux que nous utilisons tous les jours : ordinateurs portables, smartphones, serveurs ou encore consoles de jeux.
Au cœur de ces machines se trouve un principe très simple : le système binaire. Les ordinateurs ne comprennent pas les mots, les images ou les vidéos comme nous. Ils manipulent uniquement des nombres composés de 0 et de 1.
Ces deux valeurs forment ce que l’on appelle un bit, qui est la plus petite unité d’information en informatique. Un bit peut donc avoir seulement deux états possibles :
- 0
- 1
Même si cela paraît très limité, ces deux états suffisent à représenter toutes les informations numériques. En combinant des millions ou des milliards de bits, un ordinateur peut stocker des textes, afficher des images, lire des vidéos ou exécuter des programmes.
Par exemple, une lettre, une image ou un morceau de musique sont tous transformés en longues suites de 0 et de 1 que l’ordinateur peut traiter.
Les processeurs des ordinateurs classiques effectuent ensuite des opérations logiques sur ces bits. Ils utilisent pour cela des composants électroniques appelés transistors, qui agissent comme de minuscules interrupteurs capables de laisser passer ou non un courant électrique. Selon l’état du transistor, l’ordinateur interprète un 0 ou un 1.

En combinant des milliards de ces opérations chaque seconde, les ordinateurs classiques peuvent réaliser des calculs très complexes et exécuter toutes sortes de tâches : lancer un logiciel, naviguer sur internet ou analyser des données.
Cependant, malgré leur puissance, ces machines restent limitées par leur fonctionnement binaire. Certaines problématiques, notamment dans les domaines scientifiques ou mathématiques, deviennent rapidement trop complexes à résoudre efficacement avec cette approche. C’est précisément pour dépasser ces limites que l’informatique quantique a été imaginée.
Le principe des qubits : la base de l’informatique quantique
Dans l’informatique classique, la plus petite unité d’information est le bit. Comme nous l’avons vu précédemment, un bit ne peut avoir que deux états possibles : 0 ou 1. Tous les calculs réalisés par les ordinateurs traditionnels reposent sur ces deux valeurs.
L’informatique quantique utilise quant à elle une unité d’information différente appelée qubit, pour quantum bit. C’est cet élément qui constitue la base du fonctionnement d’un ordinateur quantique.
La principale différence entre un bit et un qubit vient du fait qu’un qubit peut représenter plusieurs états à la fois. Alors qu’un bit est soit 0 soit 1, un qubit peut être 0, 1, ou une combinaison des deux en même temps. Cette propriété particulière est appelée superposition, un phénomène issu de la physique quantique.
Grâce à cette capacité, un ordinateur quantique peut manipuler simultanément un grand nombre de possibilités lors d’un calcul. Plus le nombre de qubits augmente, plus le nombre de combinaisons possibles devient important.
Par exemple, avec :
- 1 bit, on peut représenter 2 états possibles
- 2 bits, on peut représenter 4 états
- 3 bits, on peut représenter 8 états
Avec les qubits, la situation devient différente, car plusieurs états peuvent être explorés en parallèle grâce à la superposition. Cela permet à un ordinateur quantique d’examiner de nombreuses solutions en même temps, ce qui peut accélérer considérablement certains types de calculs.
💡 Le saviez-vous ?
Avec 300 qubits, un ordinateur quantique pourrait représenter plus d’états qu’il n’y a d’atomes dans l’univers observable..
Cependant, les qubits sont beaucoup plus difficiles à contrôler que les bits classiques. Ils sont extrêmement sensibles à leur environnement et peuvent facilement perdre leur état quantique à cause de perturbations extérieures comme la chaleur, les vibrations ou les champs électromagnétiques.
C’est d’ailleurs l’une des principales raisons pour lesquelles les ordinateurs quantiques sont encore aujourd’hui des machines très expérimentales, souvent installées dans des environnements très contrôlés, avec des températures proches du zéro absolu.
Pour mieux comprendre le fonctionnement de ces machines, il faut maintenant s’intéresser à deux phénomènes essentiels de la physique quantique : la superposition et l’intrication.
Superposition et intrication : les phénomènes au cœur du quantique
Les ordinateurs quantiques reposent sur des principes issus de la physique quantique, un domaine scientifique qui étudie le comportement de la matière à une échelle extrêmement petite, celle des atomes et des particules. Parmi les phénomènes utilisés par ces machines, deux sont particulièrement importants : la superposition et l’intrication.
La superposition est une propriété qui permet à une particule quantique d’exister dans plusieurs états en même temps. Dans le contexte de l’informatique quantique, cela signifie qu’un qubit peut représenter simultanément un 0 et un 1.
Contrairement à un bit classique qui doit être soit 0 soit 1, un qubit peut se trouver dans une combinaison des deux états. Cette capacité permet aux ordinateurs quantiques de manipuler plusieurs possibilités à la fois pendant un calcul, ce qui peut accélérer certains types de traitements.
Le deuxième phénomène clé est l’intrication quantique. Ce phénomène se produit lorsque deux qubits deviennent liés d’une manière très particulière. Lorsqu’ils sont intriqués, l’état de l’un dépend directement de l’état de l’autre, même s’ils sont séparés par une grande distance.
Concrètement, si l’on modifie l’état d’un qubit intriqué, l’autre qubit sera instantanément affecté. Cette propriété permet aux ordinateurs quantiques de coordonner les qubits entre eux et d’effectuer des calculs d’une manière très différente des ordinateurs classiques.
La combinaison de la superposition et de l’intrication permet aux ordinateurs quantiques de traiter un grand nombre de possibilités en parallèle et d’explorer des solutions de manière beaucoup plus efficace dans certains cas.
Cependant, ces phénomènes sont aussi très difficiles à maîtriser. Les qubits sont extrêmement sensibles aux perturbations extérieures, ce qui peut provoquer ce que l’on appelle une décohérence quantique, c’est-à-dire la perte de leurs propriétés quantiques. C’est l’une des raisons pour lesquelles les ordinateurs quantiques nécessitent des environnements très contrôlés pour fonctionner correctement.
Ces propriétés particulières expliquent pourquoi l’informatique quantique est considérée comme une technologie potentiellement révolutionnaire, mais aussi pourquoi son développement reste encore complexe et expérimental aujourd’hui.
Pourquoi les ordinateurs quantiques sont-ils si puissants ?
La puissance potentielle des ordinateurs quantiques vient principalement de leur capacité à exploiter les propriétés particulières de la mécanique quantique, comme la superposition et l’intrication. Grâce à ces phénomènes, un ordinateur quantique peut traiter un grand nombre de possibilités en parallèle, là où un ordinateur classique doit généralement examiner les solutions une par une.
Dans un ordinateur classique, lorsqu’un problème comporte un très grand nombre de combinaisons possibles, la machine doit tester différentes solutions progressivement. Pour certains problèmes simples, cela fonctionne très bien. Mais lorsque le nombre de possibilités devient immense, les calculs peuvent prendre énormément de temps, parfois même des milliers d’années pour les ordinateurs les plus puissants.
Les ordinateurs quantiques abordent ces problèmes d’une manière différente. Grâce aux qubits, ils peuvent représenter et manipuler simultanément un grand nombre d’états. Cela leur permet d’explorer plusieurs solutions en même temps lors d’un calcul.

Cette image illustre la différence fondamentale entre la manière dont un ordinateur classique et un ordinateur quantique peuvent explorer un problème. Dans la partie gauche, le labyrinthe est exploré chemin par chemin. C’est ainsi que fonctionnent les ordinateurs classiques : ils testent les solutions les unes après les autres jusqu’à trouver la bonne. Si un chemin mène à une impasse, il faut revenir en arrière et essayer une autre possibilité. Dans la partie droite, tous les chemins du labyrinthe sont explorés simultanément. Cette représentation simplifiée illustre le principe des ordinateurs quantiques : grâce aux propriétés de la mécanique quantique, ils peuvent analyser plusieurs possibilités en même temps.
Cette capacité ne signifie pas que les ordinateurs quantiques seront plus rapides pour toutes les tâches. Pour des activités courantes comme naviguer sur internet, écrire un document ou regarder une vidéo, les ordinateurs classiques restent parfaitement adaptés et souvent plus efficaces.
En revanche, les ordinateurs quantiques pourraient devenir extrêmement performants pour certains types de calculs très spécifiques, notamment :
- les problèmes d’optimisation complexes, où il faut trouver la meilleure solution parmi un très grand nombre de possibilités
- la simulation de molécules et de réactions chimiques, utile pour la recherche médicale ou la création de nouveaux matériaux
- certains calculs mathématiques très difficiles, notamment liés à la cryptographie
- l’analyse de grandes quantités de données dans certains domaines scientifiques
C’est pour ces raisons que de nombreux chercheurs et entreprises technologiques investissent dans cette technologie. Si les ordinateurs quantiques continuent de progresser, ils pourraient permettre de résoudre des problèmes qui sont aujourd’hui pratiquement impossibles à traiter avec l’informatique classique.
À quoi pourraient servir les ordinateurs quantiques ?
Les ordinateurs quantiques ne sont pas conçus pour remplacer les ordinateurs classiques dans notre usage quotidien. Leur intérêt se situe plutôt dans la résolution de problèmes extrêmement complexes, souvent liés à la science, à l’industrie ou à la recherche. Dans certains domaines, leur puissance de calcul pourrait permettre de réaliser des avancées majeures.
L’un des domaines les plus prometteurs est la recherche médicale et pharmaceutique. Les molécules et les réactions chimiques sont très difficiles à simuler avec précision sur un ordinateur classique, car elles impliquent un très grand nombre d’interactions entre particules. Les ordinateurs quantiques pourraient permettre de simuler ces phénomènes plus facilement, ce qui aiderait à concevoir de nouveaux médicaments ou à comprendre certaines maladies plus rapidement.
Les ordinateurs quantiques pourraient également jouer un rôle important dans la découverte de nouveaux matériaux. Par exemple, ils pourraient aider les chercheurs à développer des matériaux plus résistants, plus légers ou capables de mieux conduire l’électricité. Cela pourrait avoir des applications dans de nombreux secteurs, comme l’aéronautique, l’énergie ou l’électronique.
Les ordinateurs quantiques pourraient aussi avoir un impact important sur la cryptographie, c’est-à-dire les techniques utilisées pour sécuriser les communications et les données sur internet. Certains algorithmes quantiques pourraient théoriquement casser certains systèmes de chiffrement actuels beaucoup plus rapidement que les ordinateurs classiques. Cela pousse déjà les chercheurs à développer de nouvelles méthodes de sécurité adaptées à l’ère quantique.
Enfin, ces machines pourraient également contribuer aux progrès de l’intelligence artificielle et de l’analyse de données complexes. Dans certains cas, les ordinateurs quantiques pourraient accélérer certains calculs utilisés dans l’apprentissage automatique, ce qui pourrait aider à traiter des volumes de données encore plus importants.
Même si ces applications restent pour l’instant en grande partie expérimentales, elles montrent pourquoi l’informatique quantique suscite autant d’intérêt dans les milieux scientifiques et technologiques.
Les limites actuelles des ordinateurs quantiques
Malgré leur potentiel impressionnant, les ordinateurs quantiques sont encore loin d’être une technologie mature. Aujourd’hui, ils restent principalement utilisés dans des laboratoires de recherche ou dans quelques grandes entreprises technologiques. Plusieurs défis techniques importants doivent encore être surmontés avant que ces machines puissent être utilisées à grande échelle.
L’un des principaux problèmes concerne la stabilité des qubits. Les qubits sont extrêmement sensibles à leur environnement. La moindre perturbation, comme la chaleur, les vibrations ou les champs électromagnétiques, peut modifier leur état quantique. Lorsque cela se produit, on parle de décohérence quantique, ce qui peut provoquer des erreurs dans les calculs.
Pour limiter ces perturbations, de nombreux ordinateurs quantiques doivent fonctionner dans des conditions très particulières. Certains systèmes sont refroidis à des températures proches du zéro absolu, soit environ -273 °C. Ces conditions extrêmes nécessitent des équipements complexes et coûteux.
Un autre défi important concerne la gestion des erreurs. Les ordinateurs quantiques actuels produisent encore beaucoup d’erreurs pendant les calculs. Les chercheurs travaillent donc sur des techniques appelées correction d’erreurs quantiques, qui permettent de détecter et corriger ces problèmes. Cependant, ces méthodes nécessitent souvent un très grand nombre de qubits supplémentaires.
Le nombre de qubits disponibles constitue également une limitation. Les ordinateurs quantiques actuels possèdent généralement quelques dizaines ou quelques centaines de qubits seulement. Pour résoudre certains problèmes très complexes, il faudrait probablement des milliers voire des millions de qubits fiables.
💡 À noter
On a dit un peu plus haut qu’avec 300 qubits, un ordinateur quantique pourrait représenter plus d’états qu’il n’y a d’atomes dans l’univers observable. Et là, tu nous dis que pour résoudre des problèmes très complexes il en faudrait des milliers voire des millions ? Avoir autant d’états qu’il n’y a d’atomes dans l’univers observable, ce n’est pas suffisant ? En pratique, les qubits actuels sont encore très instables et génèrent de nombreuses erreurs. Pour obtenir des calculs fiables, il faut utiliser des techniques de correction d’erreurs quantiques, qui nécessitent souvent un grand nombre de qubits supplémentaires. Voilà pourquoi il en faut une très grande quantité.
Enfin, le développement des algorithmes quantiques reste lui aussi un domaine de recherche actif. Les scientifiques doivent encore concevoir de nouveaux algorithmes capables d’exploiter pleinement les capacités de ces machines. Tous les problèmes ne peuvent pas être accélérés par l’informatique quantique, et il faut donc identifier les domaines où elle apporte un réel avantage.
Pour toutes ces raisons, l’informatique quantique est aujourd’hui considérée comme une technologie expérimentale mais prometteuse. Les progrès sont rapides, mais il faudra encore du temps avant de voir des ordinateurs quantiques réellement capables de transformer certains secteurs de l’informatique.
Les entreprises qui développent des ordinateurs quantiques
Le développement des ordinateurs quantiques est aujourd’hui un domaine très actif qui attire de nombreuses entreprises technologiques ainsi que des centres de recherche à travers le monde. Plusieurs acteurs majeurs investissent massivement dans cette technologie, convaincus qu’elle pourrait transformer certains secteurs de l’informatique et de la science.
Parmi les entreprises les plus connues, IBM fait partie des pionniers dans ce domaine. L’entreprise développe depuis plusieurs années ses propres processeurs quantiques et propose également un accès à ses ordinateurs quantiques via le cloud. Cela permet aux chercheurs, aux universités et aux entreprises de tester des algorithmes quantiques et d’expérimenter cette technologie.
Google est également très actif dans la recherche quantique. En 2019, l’entreprise a annoncé avoir atteint ce qu’elle appelle la suprématie quantique, c’est-à-dire la réalisation d’un calcul que, selon ses chercheurs, un ordinateur classique aurait mis beaucoup plus de temps à effectuer. Même si cette annonce a fait l’objet de débats dans la communauté scientifique, elle a contribué à attirer encore plus d’attention sur le potentiel de l’informatique quantique.
D’autres grandes entreprises technologiques s’intéressent également à ce domaine. Microsoft travaille notamment sur des approches différentes pour construire des qubits plus stables, tandis qu’Intel développe des technologies matérielles capables de produire des processeurs quantiques à plus grande échelle.
En parallèle, plusieurs entreprises spécialisées se concentrent exclusivement sur l’informatique quantique. C’est le cas par exemple de D-Wave, qui développe des machines quantiques destinées à résoudre certains problèmes d’optimisation, ou encore d’entreprises comme Rigetti Computing et IonQ, qui conçoivent leurs propres architectures d’ordinateurs quantiques.
L’informatique quantique est également soutenue par de nombreux programmes de recherche publics dans différents pays. Des gouvernements et des institutions scientifiques investissent dans cette technologie afin de rester compétitifs dans ce domaine stratégique pour l’avenir de l’informatique.
Conclusion
L’informatique quantique en est encore à ses débuts. Les ordinateurs quantiques actuels restent difficiles à construire, les qubits sont encore instables et les erreurs de calcul sont fréquentes. Les chercheurs doivent également développer de nouveaux algorithmes quantiques capables d’exploiter pleinement les possibilités offertes par cette technologie.
Malgré ces défis, les progrès réalisés ces dernières années sont rapides et de nombreuses entreprises ainsi que des institutions de recherche investissent dans ce domaine. Même s’il faudra probablement encore plusieurs années avant de voir des ordinateurs quantiques pleinement opérationnels, cette technologie pourrait à terme transformer certains domaines scientifiques et industriels.
L’informatique quantique ne remplacera probablement pas les ordinateurs classiques pour les usages du quotidien, mais elle pourrait devenir un outil complémentaire extrêmement puissant pour résoudre certains problèmes que l’informatique actuelle ne peut pas traiter efficacement.